Introduction à la calligraphie

« L’écriture est l’arbre, le livre est le fruit »
Mohammed 1er

 

L’écriture est bien la plus fascinante des inventions humaines. Les premiers alphabets sont nés au Moyen-Orient vers 1800 : étrusque, phénicien, grec, … Chez nous, plus de 20 siècles de culture française ont permis de constituer un véritable trésor calligraphique. Sa chronologie s’étend du IIIè siècle avant Jésus-Christ jusqu’à la fin du XIXème. Le XXè siècle mériterait une étude à lui tout seul car plus d’un millier de maîtres-écrivains se sont succédés. Claude Médiavilla a développé la biographie d’une soixantaine d’entre eux à partir du XVè dans « L’histoire de la calligraphie française ».

 

« L’écriture a besoin de sens, tandis que la calligraphie s’exprime surtout à travers la forme et le geste ; elle élève l’âme et illumine les sentiments »
Wang Hsi Chih, grand maître chinois

 

 Donc, l’écriture et même la belle écriture ne sont pas la calligraphie. Alors qu’est la calligraphie ? L’étymologie nous éclaire : le mot calligraphie est une transposition du grec kallos qui signifie beauté dans le sens de sublime et graphien qui veut dire écrire. Au Japon on traduit ce mot par la voie du trait, sous-entendu la voie qui mène à la sagesse …

La calligraphie est caractérisée par trois paramètres principaux :

  • la subtilité des proportions
  • le rythme
  • l’expression

Les outils et matériaux du scribe

A telle période correspond tel instrument, à telle autre tel matériau. Toutefois les mêmes instruments ou matériaux peuvent être utilisés à différents époques. On remarque dans l’Antiquité que supports et outils se confondent :  les scribes égyptiens et sumériens ont utilisé le roseau pour en faire un instrument d’écriture, le calame et un support, le papyrus. Mais le calame a aussi été utilisé en pleine Renaissance et les Romains ont, comme nous, manié la plume métallique. Dans de nombreux cas, l’outil était un emblème de pouvoir et on le portait sur soi !

Toujours aujourd’hui, quand le calligraphe veut réaliser un travail donné, il choisit les outils (calame, pinceau, plume d’oiseau, plume métallique, lame de balsa …) et les supports (parchemin,   papyrus, papier vergé, papier vélin, céramique, verre, bois …) qui vont lui faciliter la tâche. Quant aux encres utilisées, il reste une part de mystère. L’invention de l’encre remonte à la plus haute Antiquité mais on ne sait pas exactement de quand date la découverte de l’encre au fer, indélébile. Du IVè au XIIè siècle, toutes les recettes sont à base de noir de fumée. A partir du XIIIème les encres se composent toutes de trois ingrédients fondamentaux : la noix de Galle, le sulfate de fer ou de cuivre et de gomme arabique. Le papier, lui, s’il est apparu en Chine au Ier siècle avant J.C., il a été gardé secret jusqu’au II è siècle après J.C. par les Chinois, pour n’apparaître qu’au VIIIè chez les arabes et au XIVè en France.

Notons pour conclure que l’art s’achève où commence la géométrie.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires